Coopération
Combiner adaptation et atténuation, prendre en compte l’atténuation dans les processus d’adaptation

Combiner adaptation et atténuation

L’adaptation et l’atténuation peuvent être combinés à partir de connaissances existantes (valorisation de la biodiversité inter et intra-spécifique, génotypes adaptés, mélanges d’espèces et de variétés, légumineuses, non travail du sol…), d’analyse de leurs interactions (ex. choix des cépages, modes de conduites des vignobles et procédés de vinification…).

A titre d’exemples, les modèles d’impacts doivent progressivement aborder des questions complexes telles que celles des idéotypes et des systèmes agricoles et forestiers permettant de valoriser les opportunités liées au changement climatique (ex. augmentation de la pCO2 dans l’atmosphère) dans un objectif d’adaptation (accroissement de la photosynthèse, de l’efficience de l’eau) et d’atténuation (rhizodéposition et stockage de C) ; les synergies et antagonismes entre les objectifs d’adaptation et d’atténuation (ex. alimentation des ruminants à base d’herbe et sécheresses estivales plus fréquentes ; production de CIVE (Cultures intermédiaires à vocation énergétique)  pour la production de biogaz et raréfaction de la disponibilité en eau). La conception de nouveaux systèmes vise une augmentation de leur résilience face aux aléas climatiques (ex. variabilité climatique accrue, séquences climatiques inédites…), ce qui suppose que les modèles puissent les représenter et que des indicateurs de résilience soient développés (Dardonville et al., 2021 ;2022). L’évolution de la disponibilité en eau sera un déterminant majeur de l’évolution des systèmes.