Brouillard
Une cascade d’incertitudes

Une cascade d’incertitudes

Le fait de réaliser des projections selon une logique de descente d’échelle implique une cascade d’incertitudes que la recherche s’efforce de décomposer et de quantifier.

Il existe plusieurs incertitudes liées :

  • aux scénarios climatiques,
  •  aux modèles climatiques,
  • aux méthodes de régionalisation des données (climatiques, de sol, de cultures, ...) et aux données elles-mêmes,
  •  aux modèles d’impact.

Il est indispensable de bien distinguer ces incertitudes de la variabilité intra-maille, par exemple de l'occupation du sol ou des propriétés des sols.

Au bilan, toute démarche de modélisation en vue d’une projection des impacts du changement climatique implique diverses formes d’incertitudes (pour plus de détails, voir notamment le portail DRIAS) :

  • Incertitude épistémique => incertitudes scientifiques et techniques liées à une connaissance imparfaite des phénomènes et à leur représentation approximative dans les modèles ;
  • Incertitude spécifique au problème de descente d’échelle et dépendant des méthodes de désagrégation ;
  • Incertitude stochastique => incertitude liée à la variabilité naturelle du climat liée à la variabilité climatique intrinsèque et chaotique, qui comprend également la problématique des conditions initiales du système climatique modélisé ;
  • Incertitudes socio-économiques (= incertitude réflexive), liées aux scénarios futurs d’émission des GES (la société fait partie à la fois du problème et de la solution).

Chaque maillon de la chaîne introduit une source d’incertitude et l’incertitude augmente au fur et à mesure que l’on descend dans la chaîne de modélisation. De ce fait, l’augmentation de la résolution spatiale des simulations se fait au détriment d’une incertitude plus grande.